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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Notes sur la perspective de la grève générale (février 2004)
La situation


Une édition électronique réalisée à partir du texte de Louis Gill (1990), “ Le mouvement syndical et les enjeux économiques actuels. Un article publié dans l’ouvrage sous la direction d’Yves Bélanger et Robert Comeau, La CSN. 75 ans d’action syndicale et sociale (pp. 169 à 190). Montréal : Les Presses de l’Université du Québec, 1998, 340 pages. Collection : Les leaders du Québec contemporain. [Autorisation accordée le 10 janvier 2003 par Louis Gill]

La situation

Le gouvernement Charest a adopté à l'automne 2003 en fin de session, avec une rare arrogance et sous le bâillon, sans mandat et en se réclamant d'un mandat de changement fictif que lui auraient donné les électeurs en avril, un ensemble de lois antisyndicales et antisociales. Comme démonstration de la non-adhésion de la population à ce mandat, un sondage révélait en janvier que 67 % de la population estimait que le parti libéral n'avait pas été élu pour cela. Même au sein du parti libéral, il y aurait de la grogne. À l'automne, en réaction contre l'imminence de l'adoption des projets de loi alors en débat à l'Assemblée nationale, un puissant mouvement de protestation s'est manifesté à travers tout le Québec, mobilisant des centaines de milliers de personnes, syndiquées et non syndiquées, travailleurs, parents protestant contre la hausse des frais de garde, etc. Il a donné lieu à des fermetures des ports, de routes d'importance stratégique, coupant littéralement des régions entières des grands centres, etc.

Pour diverses raisons, ce mouvement, dont il était prévu au départ qu'il serait seulement ponctuel et ne se prolongerait pas, a effectivement été interrompu et le gouvernement est allé de l'avant. Ses lois sont maintenant adoptées et ont commencé à s'appliquer ou à tout le moins à montrer le type de brèche qu'elles ont ouvert. Déjà, à la faveur de la loi sur la sous-traitance, il est question d'une privatisation partielle des services du transport en commun. Et ce n'est évidemment que la pointe de l'iceberg. Que faire maintenant ? La question de la grève générale a été évoquée par plusieurs. Si on doit recourir à ce moyen, et il semble que ce soit inévitable à moins de capituler, quand, par qui, pour quoi et comment devrait-on y recourir ?

Retour au texte de l'auteur: Louis Gill, économiste québécois, retraité de l'UQAM Dernière mise à jour de cette page le dimanche 11 février 2007 19:11
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 



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