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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

revue CRITÈRE, no 39, printemps 1985, “De la guerre 2” (1985)
Liminaire


Une édition électronique réalisée à partir du texte de la revue CRITÈRE, no 39, printemps 1985, “De la guerre 2”, 262 pp. Montréal: La Société de publications Critère inc. [Autorisation accordée par Jacques Dufresne le 27 décembre 2022.]

[9]

Revue CRITÈRE, No 39,
De la guerre – II -

Liminaire

André Melançon a eu le flair du sage de nous présenter depuis quelques mois, sur nos écrans, sa Guerre des tuques. Tout commence là, dans l’enfance des affrontements et des frottements amoureux. Melançon nous propose une lecture de la guerre, de ses raisons, de ses limites. Incluse, le dialectique de l’amour avec, précisément, 1’« adversaire ». Jeux d’enfants imitant mais précédant ceux des grands. Il est là le véritable point de départ : pourquoi les enfants jouent-ils à la Guerre ? Souvenons-nous. Essayons de nous souvenir.

Derrière notre théâtre d’enfants, se profilaient pourtant les ombres des films et des albums que nous regardions, de la musique que nous écoutions, enfin tous nos jeux de compétition, de stratégie, de batailles navales, etc. À la suite du premier tome qui contenait une description du phénomène, le second qu’on va lire cherche les engrammes de la guerre imprimés en nous par la culture : en art, en histoire, en jeu, en politique.

Il ne s’agissait pas de couvrir ces vastes ensembles symboliques qui échappent à l’enquête à court terme ; nous avons plutôt voulu récupérer les formes profondes de notre conditionnement, ce qui pourrait être imaginé comme le champ subliminal de la bataille. Le discours amoureux, les prises de position politique, l’art, le jeu sont autant d’espaces potentiellement conflictuels. Autrement dit, nous ne devons plus isoler notre instinct guerrier de notre situation de survie. Nous avons cependant le droit de nous interroger sur l’admissibilité du soldat, de la bombe, du missile. Nous avons le droit de connaître le coût réel de la guerre pour une vie qui n’à pas de prix.

[10]

À l’exemple de nos autres dossiers, ce second volume comporte nécessairement quelque recoupement avec certaines questions abordées dans le premier. C’est l’avantage propre aux réflexions à deux temps ; il s’agit d’une formule risquée mais non dépourvue d’efficacité, pensons-nous.

Nous commençons ce livre avec la réflexion d’un poète et le finissons avec le rêve d’une société sans conflits. Il n’y aura pas d’Apocalypse et notre imagination renaîtra pour survivre, à l’exemple de l’enfant-héros du merveilleux film de Wolfgang Petersen, L’Histoire sans fin...

Claude Gagnon,
pour le Comité de rédaction.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le lundi 5 janvier 2026 7:03
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 



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